Quelques infos sur ce charmant pays

 

 

 

Environnement

Geographie :

Comme son nom l'indique, l'Equateur traverse la ligne de l'équateur, dont le tracé passe dans le nord du pays. Délimité par la Colombie au nord et le Pacifique à l'ouest, il partage une longue frontière avec le Pérou au sud et à l'est. Quito, la capitale, se trouve dans une vallée andine, à 2 850 m d'altitude et à 22 km au sud de l'équateur. Guayaquil, seconde ville du pays et port important, se situe sur la côte sud, tout près de la frontière péruvienne.

Le pays peut se diviser en quatre régions : les basses terres côtières à l'ouest, les hauts plateaux andins au centre, les jungles du bassin amazonien à l'est et les îles Galápagos, à 1 000 km du continent. Les plaines côtières, autrefois couvertes de forêts, sont aujourd'hui ponctuées de plantations de bananiers, de palmiers et de cacaoyers et présentent peu d'intérêt touristique. Seules quelques poches préservées, comme la réserve de Maquipucuna, évoquent les majestueuses forêts du passé. Les hauts plateaux andins, véritable épine dorsale du pays, se composent de deux chaînes volcaniques, séparées par une vallée centrale où vit la majeure partie de la population. C'est là que se dresse le Chimborazo (6 310 m), le point culminant du pays.

A l'est des Andes, les basses terres amazoniennes, appelées Oriente par les Equatoriens, se couvrent d'un lacis quasi impénétrable de forêts tropicales. L'Amazone ne coule pas en Equateur, mais tous les fleuves qui prennent leur source à l'est des Andes l'alimentent.

Enfin, les îles Galápagos, mondialement connues, constituent le premier parc national du pays, renommé pour sa faune unique et peu farouche.

Climat :

Un climat imprévisible caractérise le pays et il n'est pas rare de traverser toutes les saisons en une seule journée. En gros, on peut parler de deux saisons, l'humide et la sèche, mais cela varie selon l'altitude et la géographie. La côte Pacifique et les îles Galápagos, influencées par les courants océaniques, sont chaudes et humides de juin à avril, la période la moins agréable. De mai à décembre, il pleut rarement et la température est plus supportable.

En altitude, la saison sèche s'étend de juin à septembre et aux alentours de Noël. Cependant, la saison humide n'est pas synonyme de fortes pluies interminables. Dans la vallée centrale, le printemps règne à longueur d'année, avec des températures ne dépassant pas 24°C.

L'Oriente marine dans l'humidité, avec des pics en juillet et août et une saison moins pluvieuse de septembre à décembre. Il y fait aussi chaud que sur la côte.

Faune et Flore :

Grâce à la douceur de son climat et à la diversité de ses habitats (herbages alpins, marais côtiers, forêts tropicales), la faune équatorienne offre une diversité époustouflante. Les mammifères à eux seuls comptent 300 espèces, dont des singes, des paresseux, des lamas et des alpaccas. Les ornithologues viennent du monde entier pour admirer le condor des Andes, parmi les centaines d'autres espèces ; sur les 58 sortes d'oiseaux répertoriés aux îles Galápagos, plus de la moitié sont endémiques. Tout aussi exotiques sont les poissons qui peuplent les eaux vives du pays, tels l'anguille électrique, la raie pastenague, le piranha et le minuscule poisson-chat candirú, un petit charmeur qui s'introduit dans l'urètre des humains et s'y installe à l'aide de ses épines acérées !

 

 

Art :

Culture

La richesse culturelle des populations indiennes fait de ce pays une terre bénie dans ce domaine. Vous pourrez admirer dans les musées archéologiques les superbes poteries et sculptures et les beaux ornements d'or et d'argent dus aux civilisations pré-colombiennes.

L'époque coloniale s'est illustrée par une profusion d'églises et d'objets religieux. Exécutés par les Indiens, ceux-ci ont mêlé leurs techniques à celles des Espagnols, réalisant ainsi de pures merveilles, peintes, sculptées et couvertes d'or ; ainsi est née l'Escuela de Quito (Ecole de Quito) qui prospéra aux XVIIe et XVIIIe siècles. Nombre de maisons coloniales ornent les anciens quartiers de Quito et de Cuenca. Quito est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Les Indiens comptent depuis toujours nombre de peintres et de sculpteurs de talent. Outre leur participation aux splendeurs de l'ère coloniale, vous verrez les ouvres des artistes contemporains dans les musées et les galeries. Les habitants de la région de Pujili se sont spécialisés dans la peinture naïve sur peau de mouton ou de porc. Certains tableaux sont de purs chefs-d'ouvre.

La musique andine traditionnelle tient une place importante et nombre de groupes animent les marchés, les bars et, parfois même, un coin de rue.

Le théâtre et la littérature jouent un grand rôle dans la vie équatorienne, mais les artistes et les écrivains restent méconnus hors des frontières.

Artisanat

L'artisanat (artesanía) est un véritable festival, des pulls en grosse laine et des ponchos d'Otavalo aux panamas et aux jupes brodées de Cuenca, en passant par les couvertures, les bijoux, la maroquinerie, la vannerie, les oiseaux de balsa de l'Amazone, etc. Une liste exhaustive serait interminable !


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Langue :

L'espagnol est la langue officielle, bien que le quechua soit parlé par les Indiens des hauts plateaux. Certains groupes des basses terres possèdent leur propre langue. L'anglais est compris dans les grands hôtels, les agences de voyages et les compagnies aériennes.

Bonjour : Buenos días
Bonsoir : Buenas tardes
A bientôt : Hasta luego
Comment allez-vous ? : ¿Cómo estás?
Très bien, merci : Muy bien, gracias
Je ne comprends pas : No entiendo
Il fait chaud/froid : Hace calor/frío
J'ai faim/soif : Tengo hambre/sed
L'addition, s'il vous plaît : la cuenta (cuentita) por favor


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Religion :

La religion dominante est le catholicisme, que les Indiens mêlent à leurs croyances traditionnelles.


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Coutumes :

Les salutations sont importantes, en particulier dans les hauts plateaux et la politesse est de rigueur. On s'embrasse et on se congratule facilement.

Le bruit fait partie intégrante de la vie quotidienne et vous ne serez pas pris au sérieux si vous demandez à vos voisins de baisser le son tôt le matin ou tard le soir.

Une tenue correcte facilitera vos rapports avec la population ; ne portez pas de short dans les hauts plateaux.

Si cracher dans la rue est une pratique courante, roter en public n'entraîne que réprobation.

La mendicité est une pratique courante. N'oubliez pas que ce pays est dans une situation économique désastreuse. Nombre d'enfants tendent la main ou effectuent des petits travaux. N'hésitez pas à leur offrir un repas et à leur donner quelques pièces.

Bien qu'officiellement la discrimination soit proscrite, les Indiens (qui considèrent ce terme comme une insulte et préfèrent celui d'Indigènes) et la population noire sont traités en citoyens de seconde zone.


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Gastronomie :

"Gastronomie" ne semble pas le mot idoine pour la cuisine équatorienne. Cependant, quelques spécialités calmeront agréablement votre faim, comme les caldos, soupes copieuses ou ragoûts, le cuy (cochon d'Inde) et le lechón (cochon de lait) grillés ou les llapingachos (crêpes de pommes de terre et de fromage). Sur la côte, vous vous régalerez de ceviche, une préparation à base de poisson ou de crevette, marinée avec du citron, de l'ail, de l'oignon, des piments et de la coriandre : un délice ! Les jus de fruit frais sont excellents, notamment celui de tomata de arbol.

Les bières locales, Pilsner ou Club, sont fort honnêtes, tout comme l'aguardiente et le rhum. Lors des fêtes, ne manquez pas de goûter la chicha (bière de maïs), souvent offerte dans la rue.

 

 

 

Histoire

Vers 12000 av. J.-C.

 

 

Quito

infos sur les villes

La capitale et la plus belle ville d'Amérique latine, se situe à 2 850 m d'altitude et à 22 km de la ligne de l'équateur. Entourée de montagnes, dont le superbe volcan enneigé du Pichincha (4 700 m), elle abrite des trésors d'architecture coloniale. La vieille ville est un dédale de ruelles et de places, bordées de maisons chaulées aux toits de tuiles et d'églises qui rivalisent de somptuosité. Le nord de la cité, moderne, accueille les ambassades, les immeubles de bureaux et les compagnies aériennes.

Le monastère de San Francisco, la plus ancienne église d'Équateur, date du XVIe siècle. L'architecture de La Compañía, construite par les jésuites à partir de 1605 et achevée au bout de 163 ans, vous coupera le souffle. Sept tonnes d'or ornent les murs de cette église, la plus richement ornée du pays (ne cherchez pas d'ex-voto remerciant les Incas pour leur involontaire participation !). La Calle Juan de Dios Morales, plus connue sous le nom de La Ronda, est l'une des rues coloniales les mieux préservées. Elle est rarement empruntée par les voitures, vous pourrez donc y flâner à loisir en admirant les jolies maisons aux balcons fleuris et quelques échappées sur la cité. Une petite colline, surmontée d'une immense statue sans grâce, La Virgen del Quito, surplombe la vieille ville et offre un splendide panorama sur la capitale.

Après avoir exploré le Quito colonial, vous pourrez vous détendre dans la ville moderne en vous installant à la terrasse d'un des nombreux cafés qui bordent l'Avenida Amazonas, rendez-vous des touristes et de la jeunesse quiteña.


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Otavalo

A l'ombre du volcan Cayambe (5 790 m), la petite ville d'Otavalo est célèbre pour son marché indien, qui date de l'époque pré-inca. Bien que très touristique, il mérite la visite pour son animation et l'excellence de l'artisanat proposé. De plus, la route qui mène de Quito à Otavalo, vertigineuse, traverse des paysages saisissants. Les Otavaleños, qui portent toujours leurs costumes traditionnels, sont renommés pour leurs tissages, exportés jusqu'aux Etats-Unis et en Europe.


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Avenue des volcans

Au sud de Quito, une longue vallée, bordée de deux chaînes de montagnes, court jusqu'à Cuenca. Appelée l'avenue des volcans, elle offre des vues spectaculaires et compte 9 des 10 plus hauts sommets équatoriens, dont le Cotopaxi (5 897 m) et le Chimborazo (6 310 m). Toute cette région est ponctuée de hameaux indiens, où la vie ne semble pas avoir changé depuis des siècles. Chaque communauté possède son style propre de costumes. Les villages les plus importants, comme Saquisilí, Pujili, Zumbahua, Sigchos et San Miguel de Salcedo, attirent les habitants des environs les jours de marché. La paisible bourgade de Salinas est renommée pour ses produits laitiers, ses saucissons et ses sculptures sur bois. La plupart de ces villages ne sont accessibles qu'à pied.


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Cuenca

Fondée en 1557 par les Espagnols, Cuenca, la troisième ville du pays, est aussi l'une des plus jolies. Son centre, tout en ruelles, comporte de nombreuses maisons et églises coloniales. De grandes places ombragées ajoutent à l'agrément du lieu. La fabrication des fameux panamas a assuré la prospérité de la communauté indienne locale, dont les femmes portent de superbes jupes en velours brodé. A 50 km au nord, vous pourrez visiter les ruine d'Ingapirca, le site précolombien le mieux conservé d'Equateur.


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Baños

Sur la route de l'Oriente, arrêtez-vous à Baños, une petite ville thermale enserrée de montagnes à pic, où se fait déjà sentir la touffeur amazonienne. Deux routes conduisent de Quito au bassin amazonien, où d'immenses étendues de forêt tropicale enchanteront ceux qu'intéressent les tribus locales, la nature, l'observation des oiseaux et les treks dans la jungle. Macas, Puyo, Tena, Coca et Lago Agrio sont les principales villes donnant accès à cette région. Le village de Misahuallí, près de Tena, est l'un des meilleurs endroits pour organiser un circuit.


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Nariz del Diablo

Deux trajets en train vous laisseront des souvenirs impérissables : celui d'Alausi à Guayaquil, qui passe par la fameuse Nariz del Diablo (nez du diable), où vous aurez l'impression que le convoi est suspendu entre ciel et terre à une hauteur vertigineuse, et le parcours Ibarra-San Lorenzo, à bord d'un vieux bus de ramassage scolaire, bricolé pour fonctionner sur des rails, et reliant les hauts plateaux à la côte, près de la frontière colombienne. Pour véritablement frôler la crise cardiaque, installez-vous sur le toit de ces trains "pas comme les autres".


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Parque Nacional Sangay

A 70 km au sud-est de Baños, le Parque Nacional Sangay, le plus reculé et le plus difficile d'accès, couvre 270 000 ha et protège une variété incroyable d'animaux menacés. La réserve forestière Pasochoa, à 30 km au sud-est de Quito, et le Parque Nacional Podocarpus, tout au sud du pays, entre Loja et Zamora, abritent une grande diversité de fleurs et d'habitats. La Reserva Producción Faunísta Cuyabeno, au nord-est de l'Oriente, vous permettra d'apercevoir une faune exceptionnelle. Enfin, pour avoir un aperçu de la nature côtière, visitez le Parque Nacional Machalilla, au nord de Guayaquil.


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Archipel des Galápagos

Les amoureux des animaux ne manqueront pas l'archipel des Galápagos, à 1 000 km des côtes équatoriennes. Certes l'excursion est chère (la visite ne se fait qu'en circuit organisé), mais une semaine de cabotage entre ces îles à la rencontre d'animaux peu farouches et de paysages extraordinaires mérite ce sacrifice, d'autant que l'argent récolté sert à l'entretien et à la préservation de cet univers fabuleux. Dès votre arrivée, vous serez assailli par les cris (et l'odeur) des otaries qui se prélassent sur les quais et partent à l'assaut des bateaux, disputant aux pélicans la meilleure place sur le gaillard d'avant. Où ailleurs pourrez-vous vous asseoir à côté d'un fou de bassan à pieds bleus et photographier une frégate et son petit à moins d'un mètre de distance ? Vous nagerez en compagnie des pingouins et des bandes de joyeux dauphins accompagneront votre bateau, sautant à l'envi pour voir la tête des passagers ou du capitaine. En saison, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir des baleines. L'archipel couvre 50 000 km2 et comprend 19 îles. Le paysage, volcanique, donne une impression de début du monde. Parmi l'avifaune et la vie marine, les espèces les plus renommées sont les albatros, les pingouins, les fous de bassan, les tortues géantes, les iguanes, les otaries, les baleines et les dauphins. De grâce, suivez scrupuleusement les directives de votre guide afin de ne pas altérer ce véritable paradis.

A Quito, de nombreuses agences de voyages proposent des circuits de 3 à 15 jours aux Galápagos. Les prix varient suivant la longueur du circuit et le confort du bateau et incluent généralement le trajet en avion de Quito à Santa Cruz, l'île sur laquelle se infos pratique : les ressortissants de l'Union européenne, les Suisses et les Canadiens peuvent séjourner 3 mois en Equateur sans visa. Il leur suffit de présenter un billet d'avion aller-retour et un passeport valable 6 mois.
Santé : si vous comptez visiter l'Oriente et sa forêt tropicale, faites-vous vacciner contre la fièvre jaune. Dengue, paludisme (dans les basses terres), hépatite, typhoïde et, à degré moindre, choléra, rage et diphtérie sont présents dans le pays. Dans les hauts plateaux, le mal des montagnes représente un risque certain. Prenez le temps de vous acclimater et vivez au ralenti les premiers jours en altitude. Si le malaise persiste, une seule solution : descendez vers les basses terres.
Précautions à prendre : la pauvreté croissante entraîne, bien évidemment, un accroissement des vols. Ne portez pas de bijoux voyants (et rien en or), de montres de prix et n'arborez pas ostensiblement un appareil photo ou un Caméscope coûteux. Dissimulez vos objets de valeur (passeport, billets d'avion et devises) et prenez les précautions que dicte le bon sens. Sachez cependant que les Equatoriens sont, en général, extrêmement gentils et courtois.
Décalage horaire : quand il est 12h à Paris, il est 6h (en hiver) à Quito et 5h en été (GMT moins 5 heures).
Poids et mesure : système métrique
Electricité : 110 V, 60 Hz

Infos pratiques

Visa

 

histoire - Arrivée en Amérique du Sud des nomades asiatiques qui traversèrent le détroit de Bering il y a 25 000 ans. Quelques milliers d'années plus tard, ils seront rejoints par des émigrants venus des îles polynésiennes. Dans la région de Quito les signes les plus anciens d'une culture plus élaborée remontent à 3200 av. J.-C. et correspondent à la période Valvidia.
Epoque pré-inca - Cette période se perd dans le temps et les légendes jusqu'au XIe siècle, lorsque dominent deux tribus : les Caras sur la côte et les Quitus sur les hauts plateaux. Ces derniers, pacifiques, sont conquis par les Caras et forment la nation Shyri, qui dominera les hauts plateaux jusqu'en 1300. La montée en puissance des Puruhas, habitants les hautes terres du Sud, est jugulée par le mariage d'une princesse shyri avec Duchicela, le fils du roi des Puruhas. La paix règnera pendant 150 ans.
L'empire inca - Lors de l'essor de cet empire, les descendants de Duchicela dominent le Nord et les Cañaris gouvernent le Sud. Ces derniers se défendent contre les envahisseurs incas et il faudra quelques années à l'Inca Tupac-Yupanqui pour les soumettre. Encore aujourd'hui les Cañaris portent le deuil de leur empereur, marqué par le large et long ruban noir qui orne leur petit chapeau rond.
Huayna Capac, fils de Tupac-Yupanqui et d'une princesse cañari, succède à son père; il réprime les soulèvements et tente de conforter sa position en épousant Pacca, la fille de Cacha Duchicela, qu'il a vaincu. De cette union naîtra Atahualpa
1526 - Année majeure dans l'histoire de l'Equateur : Huayna Capac meurt, laissant son royaume à ses deux fils, Huáscar à Cuzco et Atahualpa à Quito. L'empire inca est partagé. Le 21 septembre la première expédition espagnole accoste près de l'actuelle Esmeraldas, conduite par Bartolomé Ruiz de Andrade pour le compte de Francisco Pizzaro.
1527-1531 - La rivalité croît entre les deux fils de Huayna Capac. Après plusieurs années de guerre, Atahualpa bat son frère près d'Ambato.
1532-1535 - Pizzaro arrive, bien décidé à conquérir les Incas. Son avance sera rapide et dramatique. Bien que peu nombreux, les conquistadors, couverts d'armures, grimpés sur leurs chevaux et tirant du canon, sont considérés comme des dieux par les Indiens terrorisés. A la fin de l'année, Atahualpa, prêt à négocier avec les envahisseurs, arrive à Cajamarca (Pérou) le 16 novembre mais Pizzaro lui a tendu un piège. Les conquistadors massacrent son escorte mal armée et jettent l'Inca en prison. Pizzaro exige une rançon pour délivrer l'empereur, mais une fois en possession de quantités incalculables d'or, d'argent et d'objets de valeur, il condamne l'Inca à mort lors d'un procès inique ; Atahualpa sera exécuté le 29 août 1533.
Malgré la mort de l'Inca, les combats continuent pendant deux ans sous la direction de Rumiñahui, un général d'Atahualpa. Ce dernier est vaincu à Quito par Sebastián de Benalcázar à la fin de l'année 1534, mais rase la ville avant de l'abandonner. Quito est reconstruite et Rumiñahui sera exécuté en janvier 1535. Le seul site inca d'importance laissé intact se trouve à Ingapirca, au nord de Cuenca.
1535-1808 -Le frère de Francisco Pizzaro, Gonzalo, devient gouverneur de Quito en 1540. Dans l'espoir de conquérir l'Amazone et de trouver de l'or, Gonzalo envoie, en 1541, son lieutenant Francisco de Orellana. Ce dernier parviendra, le premier, à descendre le fleuve et à atteindre l'océan Atlantique. L'Equateur sera gouverné comme une province à partir de Lima (Pérou), puis à partir de Nueva Grenada (Colombie) pendant les premiers siècles de la colonisation. C'est une colonie paisible, où prospèrent l'agriculture et les arts. De nouvelles cultures sont introduites, comme celle de la banane (toujours florissante), ainsi que l'élevage. On construit des milliers d'églises et de monastères, dont les sculptures et les peintures trahissent les influences espagnoles et indiennes. Cette "école de Quito", que l'on peut admirer aujourd'hui, a marqué de manière indélébile l'architecture coloniale équatorienne.
Le système du huasipongo, véritable esclavage est encouragé. Au cours du XVIIe siècle, plusieurs soulèvements opposent les Indiens aux colons espagnols. L'un des héros de ces mouvements révolutionnaires est Eugenio Espejo. Brillant intellectuel, il obtient un doctorat à 20 ans, écrit des satires politiques, fonde un journal et meurt en prison en 1795.
L'indépendance - La première tentative sérieuse pour libérer l'Equateur du joug espagnol est due à un groupe de partisans conduit par Juan Pío Montúfar. Le 10 août 1809, ils s'emparent de Quito. Vingt-quatre jours plus tard, les troupes royalistes reprennent le contrôle du pays. En octobre 1820, Simón Bolívar, le libérateur vénézuélien, soutiendra les habitants de Guayaquil pendant deux ans. Le maréchal Sucre, l'un des meilleurs officiers de Bolívar, livrera la bataille décisive le 24 mai 1822, battant les troupes royalistes à Pichincha et s'emparant de Quito. L'Equateur fait alors partie de la Gran Colombia (avec le Venezuela et la Colombie) avant de devenir indépendant en 1830.
1875 - Assassinat du président conservateur Garcia Moreno.
1912 - Lynchage du président libéral Eloy Alfaro.
1979 -Election démocratique de Jaime Roldos Aguilera. Il s'oppose à l'installation de sectes évangéliques chez les Indiens d'Amazonie et à la prospection pétrolière. 1981 - Décès dans un "accident" d'avion en 1981.
1984 - Le conservateur León Febres Cordero est élu à la présidence, suivi en 1988 par un social-démocrate, Rodrigo Borja.
1992 - Victoire d'un autre conservateur, Sixto Durán Ballén.
1996 - Présidence d'Abdalá Bucaram, élu en 1996, déposé et remplacé en juillet 1998 par Jamil Mahuad qui pratique une politique néolibérale.
2000 - En janvier, après l'annonce de la dollarisation de l'économie (1 $US valait alors 25 000 sucres !), le principal mouvement indigène (indien) du pays, la Conaie (Confederación de Nacionalidades Indígenas del Ecuador) et un groupe de colonels ont destitué le président et remis le pouvoir à Gustavo Noboa, l'ancien vice-président.
2001 - Le sucre, monnaie du pays, cesse d'exister, au profit du dollar. L'Equateur, dont 70% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, renégocie sa dette.
2002 - L'ex-putschiste Lucio Gutierrez, candidat de centre-gauche, sort vainqueur de l'élection présidentielle environnement

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